Recherche

Articles les plus lus

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

W3C

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
Vendredi 18 avril 2008

Nicolas Sarkozy a annoncé vouloir interdire la publicité sur les chaînes de télévision et de radio publiques. En échange, il propose de créer de nouvelles taxes.

Il propose donc d’empêcher un échange, donc d’empêcher de la création de valeur (toutes les parties y trouvaient un intérêt et y consentaient : chaîne, annonceurs, téléspectateurs), et de détruire une ressource. Pour compenser, il propose de prélever plus par l’impôt : cela rend perceptible la destruction de valeur.

Nous allons donc payer nos ordinateurs, nos téléphones portables plus chers.

Mais l’invention la plus amusante est la taxe sur la publicité des autres chaînes : ainsi, ceux qui paieront le plus pour financer les chaînes de service public seront ceux qui regardent les autres chaînes. Mieux : moins le service public attirera de téléspectateurs, plus ses rentrées financières seront élevées !

Enfin, un autre aspect important, et plus gênant, est le fait que cette réforme va augmenter la dépendance des chaînes publiques vis-à-vis de l’Etat, puisqu’il représentera sa seule source de financement. La fin de la télévision gouvernementale n’est pas pour demain !

par Matthieu publié dans : Médias communauté : Ouvrez-vous
commentaires (2)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Vendredi 21 mars 2008

D'après une dépêche AFP du 19 juin 2007, François Fillon se serait engagé à tenter de "faire aussi bien que les États-Unis" face au textile chinois, c'est à dire à repousser la date de la fin des quotas à 2009 plutôt que 2008.

Il n’y est pas parvenu, mais il demeure intéressant d’analyser cette prise de position. Qu’est-ce que ce report aurait signifié ? Que, d'une part, les Français auraient dû payer leurs vêtements plus cher un an de plus. Et, d'autre part, que notre secteur textile aurait perdu un an de plus pour s'adapter : en effet, en l'absence de concurrence, l'innovation aurait été moins favorisée.

Soulignons cependant qu'avec la Chine, nous avons affaire à un cas particulier. Le raisonnement libéral consiste à dire que si un travailleur chinois est prêt à travailler à un prix inférieur au travailleur français pour le même résultat, il est bien normal que le consommateur ait tendance à plutôt s'adresser à lui. Mais ce travailleur chinois a-t-il vraiment le choix ? Puisqu'il vit sous un régime peu ouvert aux libertés individuelles, on peut en douter. Cela ne change rien au raisonnement concernant la France, et ne justifie donc pas le discours de M. Fillon. Mais cela rappelle le risque de servitude qu'implique l’intervention de l’Etat dans l’économie.

 

par Matthieu publié dans : Commerce communauté : Economie et société
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Mercredi 20 février 2008

A l’occasion de l’élection du Bureau d’Alternative Libérale, j’ai décidé de m’engager plus fortement au sein de ce parti.

Voici mon message aux adhérents :

 

Chers adhérents d'Alternative Libérale,

 

J'ai rejoint notre parti en janvier 2007 parce qu'il proposait une voie encore inédite à mes yeux en politique française : celle d'un libéralisme cohérent, "grand angle", se situant indépendamment de la "droite" et de la "gauche".

Au cours de ces mois, j'ai apprécié de travailler avec vous, notamment sur les argumentaires, sur notre position européenne, ou encore sur la rédaction des communiqués. Lors de nos premières élections internes, je me suis engagé sur la liste « Pour une Europe politique et libérale », et vous m’avez élu Conseiller National.

J'ai aussi essayé, à travers le blog Ouvrez-vous.com, de faire découvrir le libéralisme et son approche des questions politiques et de société, de montrer la cohérence et l'originalité de cette pensée.

Enfin, participer aux tractages aux législatives et aux municipales a constitué pour moi le principal intérêt d'un parti libéral indépendant : la possibilité d'aller à la rencontre de la population avec nos idées, sans intermédiaire, et sans travestissement.

 

Aujourd'hui, notre parti traverse une crise – de management du Bureau, mais aussi d’identité – qu’il nous faut dépasser rapidement. Certains proposent de revenir sur notre stratégie de non positionnement droite-gauche et d'ouverture. Aurélien Véron propose ainsi explicitement d’inscrire notre parti au centre droit. Je pense que réduire a priori le nombre de nos alliés potentiels, en en excluant certains, alors que notre pensée s'ouvre à tous, ce serait réduire notre pouvoir de négociation. Pire, une alliance systématique nous amènerait à renoncer toujours aux mêmes idées, ce qui finirait par détruire notre identité.

Au-delà de cette question, non négligeable, du positionnement, notre parti doit poursuivre son développement par des actions concrètes. Ainsi, il convient de travailler au développement des comités locaux, échelon le plus pertinent pour assurer la présence et la notoriété d’Alternative Libérale sur tout le territoire, et mieux répondre aux attentes de nos militants en favorisant les contacts et les actions de terrain.

Par ailleurs, je suis depuis le début convaincu de l’importance des élections européennes pour notre parti. Nous devons donc commencer à les préparer dès aujourd’hui, en travaillant sur notre projet, en lien avec nos partenaires européens. Nous pourrons ensuite chercher à construire une éventuelle alliance pour nous présenter aux Français.

 

Partant de ce constat, et dans le but de préserver l'indépendance d'Alternative Libérale, de lui garantir une voix qui porte pour longtemps, et de mener à bien les prochaines étapes de son développement, j'ai décidé de m'engager aux côtés de Sabine Herold dans ces élections anticipées du Bureau.

En externe, elle incarne déjà notre parti aux yeux de nombreux français, grâce à son excellent travail de porte-parole. En interne, j’ai pu aussi constater son dynamisme et son efficacité en tant que Première Conseillère, pour organiser les débats et la réflexion au sein du Conseil National. Cette combinaison de qualités fera d’elle une excellente Présidente pour Alternative Libérale.

Abordons l’avenir avec ambition pour notre parti : une identité réaffirmée, des priorités précises, une personnalité forte. Faisons confiance au projet proposé par Sabine Herold.

par Matthieu publié dans : Paysage politique communauté : Les libéraux français
commentaires (2)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Dimanche 13 janvier 2008

Seconde partie de la synthèse entamée avec l’article « Les propriétaires de capitaux et les travailleurs sont-ils ennemis ? ».

 

Rémunérer à une "juste valeur"
Qu’il s’agisse de travail ou de capital, l’idée d’une « juste valeur » est assez répandue : certaines rémunérations seraient excessives, d’autres injustement basses. Il n’y a pas de valeur objective, mais une valeur perçue par chacun. Ainsi, la rémunération du travail correspond à un prix que l’employeur est prêt à payer, et pour lequel le salarié accepte de travailler : l’employeur préfère payer ce prix plutôt que de ne pas embaucher ce salarié ; le salarié préfère être payé à ce prix plutôt que de travailler ailleurs ou ne pas travailler.

On peut avancer que les relations entre l’employeur et l’employé sont asymétriques. Cela modifie les conditions de la négociation, mais de ne modifie pas les fondements de l’échange : il y a bien consentement. Par ailleurs, cette asymétrie n’est pas systématique. Si elle peut apparaître comme très crédible quand on pense aux grosses entreprises, face au vulnérable salarié, elle s'effrite déjà si l'on regarde vers les petites entreprises. Or, le salarié peut mettre en concurrence ces deux types d'entreprises, ce qui doit mener à harmoniser les deux. Elément important aussi : il faut que le salarié ait conscience de son pouvoir dans la négociation : l'employeur a intérêt à l'embaucher. S'il part perdant, il risque effectivement d'avoir moins que ce qu'il pourrait avoir.

La façon libérale d'aborder les choses consiste à dire que, dans tous les cas, ce sont deux individus qui décident de coopérer. Certes, le salarié a besoin de son salaire pour survivre. Outre le fait que les employeurs ont besoin de salariés pour survivre aussi (sinon, pas de chiffres d'affaires, et donc pas de revenu), il a théoriquement face à lui plusieurs employeurs potentiels. Le chômage est à l'origine d'une asymétrie dans la concurrence : l'employeur a le choix entre plusieurs candidats, et le salarié, lui, risque de ne pas trouver d'employeur. Cependant, ce chômage pourrait être réduit par des mesures structurelles (j'écrirai un article sur ce sujet).

Par ailleurs, pour surmonter la différence de poids dans la négociation, les salariés ont intérêt à s'organiser, à se regrouper : c'est le rôle des syndicats. Ensemble, ils ont plus de force pour négocier.

Enfin, n'oublions pas que le candidat-salarié d'un jour peut devenir employeur le lendemain. En effet, une autre alternative pour lui est de travailler à son compte.

 

Le libéralisme, promesse de lendemains qui chantent ?

Les conditions de vie que doivent supporter certaines personnes sont à l’origine de la révolte contre des rémunérations perçues comme « imposées ». Pourtant, si la vie est dure, c’est parce que les ressources sont limitées, et non parce certains volent les autres. Ce n’est pas une raison pour exploiter ceux qui valorisent le mieux les ressources disponibles. D’ailleurs, une telle exploitation peut induire une pauvreté plus généralisée, comme je l’indique dans un autre article.

Je reconnais clairement que le libéralisme ne résoudra pas tous les problèmes par enchantement. Je suis juste convaincu qu’il propose la solution la plus respectueuse de l’individu, et qui, de plus, permet la plus grande création de valeur.

L’alternative d’une gestion centralisée, par l’Etat, du capital et du travail ne résout d’ailleurs en rien les difficultés liées la nécessaire accumulation de capital. D’où viendrait l’argent de l’Etat ? Comment financerait-il, lui, ce capital ? Comment permettrait-il l’innovation, l’apparition de capital nouveau ? N’utiliserait-t-il pas, au final, les mêmes moyens, avec des salariés à son service ? La différence est dans la liberté de ces salariés de choisir une autre organisation, et dans l’impossibilité pour chacun de disposer librement du fruit de son travail.

La S.A. n’est qu’un mode d’organisation. La différence avec la gestion étatique est que ceux qui mettent à disposition leur capital l’ont fait volontairement, étant donné les garanties que leur apportait la structure ; ce sont eux qui prennent les décisions et assument les risques, ils sont responsables. De même, les salariés ont la possibilité de refuser des conditions trop strictes pour aller ailleurs. Lorsque c’est l’Etat qui gère, cet assentiment et cette liberté disparaissent. C’est une porte ouverte vers le despotisme.

par Matthieu publié dans : Libéralisme communauté : Ouvrez-vous
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Jeudi 27 décembre 2007
Nicolas Sarkozy fixe comme objectif à Martin Hirsch, « Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté », de réduire la pauvreté « d’au moins un tiers en cinq ans », dans sa lettre de mission datée du 9 juillet 2007.

 

Cette proposition est attrayante au premier abord. La pauvreté n’est pas une condition que l’on souhaite voir largement répartie a priori. On peut douter de l’efficacité et de la légitimité de l’intervention de l’Etat en la matière, ou trouver incongru qu’un gouvernement se fixe un tel objectif, qui risque de lui faire consacrer des moyens à un résultat numérique qui ne doit pourtant être qu’un moyen en vue du bien-être, et non un but en soi. Soit. Mais quand on parle de chiffres, il faut être précis sur ce que l’on mesure. Que signifie donc cet objectif ? Qu’est-ce que cette « pauvreté » qu’il faudrait réduire d’un tiers ?

Le début de la lettre fait référence à « 7 millions de personnes [vivant] en France sous le seuil de pauvreté ». On peut donc imaginer (notez que c’est déjà une hypothèse, ce qui est gênant pour un objectif qui se veut précis) qu’il s’agit de réduire le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté.

Pourtant, plus simplement, réduire la pauvreté, c’est augmenter le bien-être ; l’objectif aurait pu être de s’assurer que chaque individu voie son bien-être augmenter. Mais c’est impossible à mesurer par l’Etat, à moins d’une intrusion manifeste dans les choix de vie de chacun, puisqu’il faudrait alors s’intéresser aux individus, et à la valeur subjective qu’ils donnent à chaque bien, à chaque événement, à chaque expérience. Il est bien plus facile pour l’Etat de s’intéresser à des masses.

Revenons donc à notre « objectif chiffré » : qu’est-ce donc que ce seuil de pauvreté ? Celui de l’ONU, 1$ par jour ? Je ne crois pas que sept millions de personnes soient concernées en France.

Pour arriver à ce chiffre, la définition doit être celle qui prend comme seuil 60% du revenu médian – le revenu médian est revenu de la personne qui gagne plus que 50 % de la population, et moins que les 50 % restants. Sont considérés comme pauvres ceux dont le revenu est inférieur à 60% du revenu médian. Voir sur le site de l’INSEE : Nombre et taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté selon leur âge.

Cette définition est donc relative. Si tous les revenus croissent de la même façon, la pauvreté ainsi définie ne baisse pas. Pourtant, le bien-être de chacun s’est accru. D’où cette fausse indignation dans la lettre de Nicolas Sarkozy : « Depuis plus de 20 ans, la proportion de personnes pauvres dans la population n'a quasiment pas diminué ». Cela ne signifie pas que le bien-être ne s’est pas accru.

En revanche, si le bien-être de tous baisse, mais qu’il baisse plus pour 90% de la population que pour les 10% qui ont les revenus les plus faibles, la pauvreté ainsi définie diminue. Pourtant, le bien-être de chacun a diminué. Or il est facile d’agir ainsi. Comme je le soulignais dans un commentaire, si l’on refuse qu’il y ait des riches et des pauvres, il n’y aura plus que des pauvres. En effet, pour supprimer les inégalités, il faut prendre aux uns pour donner aux autres. L’intérêt qu’il y a à créer diminue alors d’autant. Ainsi, en luttant contre les différences, on appauvrit tout le monde, puisque certains de ceux qui étaient capables de créer plus que les autres renoncent à le faire. Cette stratégie est donc non seulement condamnable sur le principe (s’arroger le droit de répartir ce que d’autres ont produit) mais aussi inefficace en pratique.

Que choisir : la croissance du bien-être pour chacun, quitte à ce qu’il s’accroisse plus pour certains que pour d’autres, ou le nivellement avec diminution du bien-être global ? S’il est bien évident que ceux qui produisent le plus perdraient à la diminution des différences de revenus, rien ne dit que les plus pauvres y gagneraient, puisque moins de richesses seraient crées : mieux vaut un quart de trois cents euros que la moitié de cent.

 

Cependant, le principe du Revenu de Solidarité Active, qui entend se substituer à plusieurs minima sociaux, et affiche l’ambition de faire que « toute heure travaillée signifie un gain de revenu » (Martin Hirsch, selon Wikipédia), n’est pas très éloigné, dans ses objectifs, du revenu universel défendu par certains libéraux (et par Alternative Libérale). La différence réside dans l’utilisation d’un tel outil pour contrôler la population : pour AL, le « revenu de liberté » est le même pour tous, sans condition. Au contraire, le projet gouvernemental cherche à s’adapter aux situations particulières (ce qui est évidemment impossible pour un dispositif étatique). Cela conduira nécessairement à l’introduction de nombreux critères de calculs, qui permettront de dicter à l’individu quels « choix » il a intérêt à faire selon la volonté et les valeurs portées par gouvernement… Une vraie différence de principe.

par Matthieu publié dans : Prospérité communauté : Les libéraux français
commentaires (1)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus