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Dimanche 23 septembre 2007
À propos de la petite réforme sur l'autonomie des université ("autonomie" financière, de gestion, et de recrutement, possibilité de posséder des biens immobiliers, mais irresponsabilité des CA qui se voient accorder plus de pouvoir ; pour plus de précision, voir le site développé par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Nouvelle université), la ministre Valérie Pécresse a affirmé, selon un dépêche AFP du 23 juillet, qu'elle constituait « le socle d'une vaste réforme de l'enseignement supérieur qui [prendrait] du temps ».
On peut ainsi envisager la démarche suivante pour le quinquennat Sarkozy : comme cela a été fait de 2002 à 2007 au ministère de l'Intérieur, trois ou quatre lois seront passées sur chaque sujet au cours des cinq ans. Une avancée pas à pas. "Pragmatique". L'intérêt évident est de donner l'impression d'agir en permanence pendant 5 ans. Pour quel résultat ? Le danger est d'installer des situations dévastatrices, parce que non cohérentes, comme cette irresponsabilité pour les CA des universités : ce sont les salariés (professeurs et autres personnels) et les étudiants (voir l’article 7 du chapitre 3 de la loi) qui vont diriger l’institution. Sont-ils les plus à même de prendre des décisions d’avenir ? Quelles conséquence pour eux si la qualité de leur université se dégrade à long terme ? Elles ne seront qu’indirectes, puisqu’ils n’y seront plus attachés, ou pourront aller ailleurs. Il en serait autrement si l’université avait des propriétaires : eux auraient intérêt à valoriser l’université sur le long terme, puisque c’est de sa valeur à venir qu’ils pourraient tirer bénéfice lors de la revente éventuelle.

Il se peut cependant que Nicolas Sarkozy suive un cap bien défini (bien que le cap affiché ne me semble que rarement souhaitable), et qu’il avance pas à pas en sachant précisément ce qu’il souhaite atteindre. Pourtant, le résultat risque fort de dépendre du pouvoir d'influence et du rapport de force entre les différents "partenaires" consultés. C'est le problème du pragmatisme : au final, on risque de se retrouver à éviter les sujets qui fâchent, et donc à ne faire que des réformes de surface, qui ne touchent pas aux problèmes de fond.

 

par Matthieu publié dans : Pratique de la réforme communauté : Ouvrez-vous
commentaires (11)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander

Commentaires

hum... êtes-vous pour la gratuité de l'enseignement, source évidente d'émancipation individuelle... et donc de liberté?
Considérez-vous que l'on a un droit à vivre en naissant avec la possibilité égale de développer des facultés inégales?
Considérez-vous que l'Homme soit naturellement bon pour qu'il n'y ait aucune règle? Car dans le cas contraire, préparez-vous à l'anarchie!

L'homme n'étant pas bon, l'absence de règle risque de créer une situation compliquée, à terme. Particulièrement si l'éducation devient le privilège de quelques-uns, éducation dont le socle doit être la construction du libre arbitre de façon à préparer, à la limite, une dérégulation progressive. Sans libre arbitre + sans règle = anarchie. Pas de construction... sauf peut être la loi du plus fort... situation proche de l'état de nature, sauvage...

Votre vision de la bonté et de la générosité naturelle des Hommes me fascine, cette confiance dans un monde qui deviendrait meilleur sans règle est fantastique...je la crois Utopique!

Cordialement,
BG
commentaire n° : 1 posté par : baccelliguido (site web) le: 23/09/2007 14:53:05
cher BG
Je vous reprend sur l'inévitable "loi de la jungle" qui est un des lieux communs utilisés pour commenter le libéralisme quand on ne le connait pas très bien (Il a aussi le "Darwinisme social" qui est une expression que la gauche clientéliste aime beaucoup).

La société libérale n'a rien à voir avec la "Loi de la jungle" dans la mesure où elle refuse la coercition et où elle se base avant tout sur la notion de contrat entre personnes conscientes et bien informées.
Lorsqu'un aigle tue un mulot, il ne lui demande pas son avis. Lorsqu'un arbre grandit et détruit les plantes qui ont besoin de soleil il le fait sans aucune forme de consentement.

Il n'y a donc aucune analogie possible entre la loi de la jungle et le libéralisme.

En fait les modèles de société étatistes de droite et de gauche sont beaucoup plus proches de la loi de la jungle que le libéralisme puisqu'elles usent abondamment de la force pour imposer au peuple ce qui est bon pour lui, ou du moins ce qu'elles jugent bon pour lui.
commentaire n° : 2 posté par : alcodu (site web) le: 23/09/2007 20:24:47
Les plus faibles sont donc mangés/détruits/tués par les plus forts...c’est exactement ce que je dis. Ainsi, le droit prétendu que, dans notre civilisation imparfaite comme la nôtre, l’homme intelligent s’arroge sur l’homme qui a moins d’intelligence, est une usurpation flagrante, tout aussi bien que celui que, dans l’état sauvage, l’homme vigoureux s’arroge sur l’homme faible. Ne pensez-vous pas ?
On pourrait même dire que c’est encore plus condamnable… car la force musculaire ne raisonne pas ses actes, et que l’intelligence est tenue de raisonner les siens.

Ah oui, vous parlez d’un rapport de force égal dans la négociation dans le travail… qui « se base avant tout sur la notion de contrat entre personnes conscientes et bien informées ». Il semble nécessaire, en ce cas, de garantir l’instruction pour tous…

Cordialement,
BG
Ps : je pose quelques questions dans ma dernière note sur mon blog et je serais heureux d’avoir votre opinion.
http://larevolutionpourquoipas.blogs.nouvelobs.com

Ps : je pose quelques questions dans ma dernière note sur mon blog et je serais heureux d’avoir votre opinion.
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commentaire n° : 3 posté par : baccelliguido (site web) le: 24/09/2007 02:56:23
Vu votre blog BG, mais franchement vous y êtes un peu décourageant. Le première règle des posts sur un blog c'est d'être relativement concis...

Les auteurs libéraux répondent à la totalité de vos arguments - qui, si je puis me permettre, ne sont pas nouveaux... Il faut lire.

Je me contenterai donc de répondre au présent post pour vous dire que non, les plus faibles ne sont pas "mangés" ni "détruit" ni "tués" dans la société libérale. Bien au contraire.

C'est la société étatiste qui interdit aux plus faibles, par exemple de travailler.

D'autre part il est un mécanisme que vous n'avez manifestement pas compris qui est l'altruisme du marché.
Dans un marché libre et ouvert, celui qui réussit est celui dont les produits (au sens large) remportent le plus de succès. C'est à dire celui qui rend le plus service aux autres.
La société libérale ne rémunère donc ni le mérite, ni la force, ni l'adresse, ni la brutalité mais les services rendus.
commentaire n° : 4 posté par : alcodu (site web) le: 25/09/2007 14:13:03
Pourriez-vous expliciter « C'est la société étatiste qui interdit aux plus faibles, par exemple de travailler » ou le « bien au contraire ». Je dois avouez que je ne pige pas !
Ensuite, certes les arguments ne sont pas nouveaux…mais, en revanche, qui devrais-je lire pour y trouver des éléments de réponse ? Seriez-vous assez aimable pour m’indiquer quelques auteurs ?
En ce qui concerne l’ « altruisme du marché »… je vous laisse avec vos convictions. Je ne le crois pas mais libre à chacun de croire ce qu’il veut. Ce qui, par ailleurs, n’empêche pas la compréhension.

Au final, je m’interroge sur le prix du « succès » que vous évoquez ?

Il y a succès sur le marché pour ceux qui falsifient les produits, faut-il des règles ?
Parfois aussi, la qualité des produits de consommation (poulet, bœuf etc…) est plus que douteuse, la réglementation est nécessaire, non ?
Or, ces réglementations déstabilisent le marché, n’est-ce pas ?

Cordialement,
BG
commentaire n° : 5 posté par : baccelliguido (site web) le: 25/09/2007 19:05:01
L'Etat interdit le travail des plus démunis et des moins favorisés par l'existence.
1) Quelqu'un qui pourrait gagner par ex. 90% du SMIC ne PEUT pas travailler. L'Etat le lui interdit. L'Etat l'exclut du marché.
2) Si Jean veut aider Pierre à construire sa maison en échange d'un service réciproque, l'Etat l'interdit. C'est du "travail au noir".
3) Si un homme qui n'a pas la nationalité "française" veut travailler l'Etat le lui interdit.

Interdire à un être humain de travailler comme bon lui semble pour subvenir à ses besoins est une aberration de l'étatisme planétaire.

Un des premiers auteurs à lire est Bastiat, très connu hors de nos frontières et inconnu en France. Lisez les "sophismes économiques" (1845-48), un ouvrage économique sans un seul chiffre. Un vrai bijou d'une actualité saisissante.

Un livre d'un abord relativement facile et qui donne un "panorama" du libéralisme est : "La philosophie libérale" d'Alain Laurent. Je ne suis pas d'accord avec toutes ses analyses, notamment sur l'allocation universelle, mais la bibliographie permet de se plonger dans une foule d'auteurs passionnants.
Parmi les libéraux de gauche - classés comme tels par Alain Laurent - Karl Popper : la société ouverte et ses ennemis - un monument.

La plupart des règlementations sont strictement inutiles. Elles servent généralement à masquer l'absence d'application correcte des lois précédentes. Les étatistes font des lois pour se donner de l'importance et pour faire plaisir à leur clientèle électorale. La gauche et la droite se comportent exactement de la même manière. Il n'y a que la clientèle qui change.

Les exemples que vous donnez, falsifications de produits, tromperie sur la qualité doivent être sévèrement punies (et pas seulement par des textes). L'Etat doit briser les monopoles pour favoriser la concurrence il doit assurer la transparence de l'information en poursuivant les escrocs et les menteurs c'est à dire tous ceux qui trompent autrui.
Pas besoin pour cela de faire des lois pour imposer le calibre minimum et maximum des pommes de terre sur un marché.

Enfin je me permets de vous renvoyer au (court) texte dont je suis l'auteur et qui s'intitule : le libéralisme expliqué aux libéraux qui s'ignorent.
http://www.gaucheliberale.org/post/2006/12/29/Le-liberalisme-explique-aux-liberaux-qui-signorent
commentaire n° : 6 posté par : alcodu (site web) le: 25/09/2007 21:35:19
Bonjour,
Tout d'abord, en ce qui concerne l'altruisme du marché je crois que, ne voyant aucune altruisme chez les Hommes, j'ai du mal à l'imaginer dans ce qui en est une émanation. Voilà propobablement ce qui me pousse à douter des "bons sentiments" du marché.
Enfin, merci pour la lecture du texte sur le libéralisme... je crois néanmoins qu'il y a une distinction à faire entre le libéralisme politique (Benjamin Constant par exemple) et le libéralisme économique (d'un Bastiat à qui d'ailleurs j'ai consacré quelques notes...intitulées réponse à Bastiat)et un libéralisqme philosophique, certes beau, mais relevant d'une vision utopique des rapports humains....
Par ailleurs, il y aura toujours des éléments qui viendront déstabiliser le marché, je crois. Théoriquement, d'après ce que j'ai saisi, une norme, comme telle, déstabilise le marché... Ainsi vous exposez les aspects négatifs du SMIC qui viendrait déstabiliser un marché du travail s'autoéquilibrant et dont la valeur du travail payé correspondrait à la rencontre libre entre l'offre et la demande, ça juste valeur.
En théorie cela peut tenir, maintenant, comme je le précise dans mon blog, c'est avec effroi que je devrais vivre dans ce monde là. Je n'ai pas le courage, l'envi, de me confronter sans arrêt avec mon prochain pour attraper un travail quand 10 personnes veulent le même etc... En ce sens, je propose dans mon blog de désengager l'Etat de l'entreprise "libérale", pour qu'il se concentre, avec ceux qui le veulent, sur un autre mode de fonctionnement associatif. En ce sens, les libéraux, serainent livrés à eux-mêmes. Qu'en pensez-vous? NE serait-ce pas là un bon compromi permettant le choix véritable?

Cordialement,
BG
commentaire n° : 7 posté par : baccelliguido (site web) le: 26/09/2007 13:09:56
Autonomie, autonomie, tout le drame n'est-il pas dans le leurre de ce mythe ?

Personnellement, je connais peu le milieu de l'éducation nationale et de l'université sauf comme pour certains d'avoir fait mes "classes", aussi je ne formulerai mon avis qu'en référence à un autre secteur que je connais mieux : l'hôpital.

Je rappelais pas plus tard que ce midi à un ex-directeur d'hôpital et à un directeur encore en poste pour deux à trois ans [ ce qui n'est pas ùon cas] que l'hôpital connait actuellement [on en parle moins que l'éducation nationale - quoique ? Cf. déplacement récent de Roselyne Bachelot] une situation de crise dont on reparlera pour le coup.

Or la base de cette crise se trouve, à mon avis, le "faux nez" de l'autonomie des établissements publics de santé dont les universités devraient tirer "enseignement" sans jeu de mots.

Ce principe "d'autonomie juridique" est inscrit dans le statut des hôpitaux publics et ce depuis longue date contrairement aux universités.

Il s'avère que depuis le milieu des années 90, le discours qui est tenu aux directeurs en formation (ENSP à rennes) qu'il ne sont plus là pour "bâtir" (génération 70 et 80) mais pour "restruturer" ... Sauf qu'entre temps moult réformes avortées si j'ose dire notamment sur la volonté de revenir sur ce principe d'autonomie juridique, le pouvoir central [et là il n'y a aucune différence entre Gauche et Droite] a faussement réaffirmé le principe d'autonomie mais dans le même temps [la santé étant devenu un enjeu majeur du financement public] a fait en sorte de rendre "dépendant" les hôpitaux et leur CA sur le seul point sensible : l'argent et plus précisément la capacité d'investissement.

De sorte qu'aujourd'hui [plus d'autres mesures inutiles à détailler ici], il existe bien une autonomie de droit, mais dans les faits rien n'est possible sans l'aval du pouvoir central.

Que l'on me comprenne bien, je ne conteste pas ici cette nécessité j'illustre en synthèse sur quelques décennies ce qui c'est passé au sein de l'hôpital. Inutile de vous dire qu'aujourd'hui se greffe des phénomènes "parasites" tels le comportement "corporatiste" de certains syndicats qui ont cru voir dans le leurre de l'autonomie une aubaine pour la gestion de carrière de certains ambitieux [et d'aucun en ont effectivement à titre personnel bine profité, seulement au final, c'est l'hôpital dans sa globalité qui va demain exploser]

Voilà ce qui va se passer pour les universités ...

Bien à vous
commentaire n° : 8 posté par : citoyen (site web) le: 26/09/2007 17:23:19
@ BG,

je partage le point de vue de Alcodu, votre présentation "formelle" de votre blog est ardue pour le lecteur ... Déjà que la plate forme du NouvelObs n'est pas réussie mais là c'est imbuvable
commentaire n° : 9 posté par : citoyen (site web) le: 26/09/2007 17:31:42
@citoyen,
Et sur le fond vous en pensez quoi?
Cordialement,
BG
ps: Sur la forme, je vais suivre vos conseils dans les prochaines notes.
commentaire n° : 10 posté par : baccelliguido (site web) le: 27/09/2007 17:12:06

Bonjour. Merci à tous pour ce débat particulièrement riche.

 

Baccelliguido, quel rapport entre indépendance et gratuité ?

En tout cas, l’enseignement a un coût. La question est de savoir qui doit le supporter. Il s’agit ici de l’enseignement supérieur ; il ne me semble pas déraisonnable que l’étudiant porte son coût : à cet âge, il doit être capable d’assumer ses choix. Parmi ses possibilités de financement : le travail, l’emprunt, les bourses d’études, la solidarité familiale, voire plus large.

Sur le droit à vivre, je vous avais déjà exprimé mes réserves sur votre blog. Le « droit à vivre » que vous défendez pose un problème : il est un « droit à vivre aux dépens des autres ». Je défends les valeurs d’entraide, mais j’ai une préférence pour l’entraide volontaire, pas celle qui est basée sur la contrainte.

Par ailleurs, il ne s’agit pas de considérer que l’Homme est bon par nature, mais de lui faire confiance a priori, tout en lui faisant assumer la responsabilité de ses actes. La règle fondamentale consiste à ne pas agresser les autres (leur personne et leur propriété).

Sur « l’altruisme du marché » : il vient son fondement même. Un échange ne se produit que si les deux intervenants estiment y gagner. Le marché ne consiste pas à additionner des volontés (ce que vous supposez lorsque vous écrivez « ne voyant aucun altruisme chez les Hommes, j'ai du mal à l'imaginer dans ce qui en est une émanation »), mais à les faire se rencontrer et s’accorder. Le marché n’est pas une entité qui aurait une volonté propre, mais un simple lieu de rencontre.

Enfin, votre proposition de « désengager l'Etat de l'entreprise "libérale", pour qu'il se concentre, avec ceux qui le veulent, sur un autre mode de fonctionnement associatif » est intéressante. Cela suppose, j’imagine, de ne faire payer des impôts à l’Etat interventionniste qu’à ceux qui choisissent ce mode de fonctionnent ; en bref, de laisser chacun choisir son mode d’organisation. Si tel est le cas, cette proposition est en accord avec les principes libéraux.

 

Alcodu, je te suis sur toute la ligne… ou presque : tout ce que je demande à la loi concernant les monopoles, c’est qu’elle n’interdise pas la concurrence. Si un monopole apparaît, c’est le risque d’arrivée d’un nouvel entrant qui doit l’empêcher d’ « abuser » de sa position. Pour cela, il est nécessaire qu’il soit facile de créer une entreprise. Les individus sont tout à fait capables d’inventer les moyens de se défendre lorsqu’un réel besoin existe : voir le monde du « libre » face à Microsoft. Et si la société qui a réussi à installer un monopole bénéficie d’une « rente » supplémentaire, c’est sa rémunération pour avoir réussi à conquérir tous les clients.

 

Pour terminer, merci à Citoyen pour son apport, par l’expérience des hôpitaux : comme je le craignais dans l’article, la prétendue « autonomie » n’est qu’un leurre, tant que le pouvoir central contrôle le financement. Au final, l’autonomie sans la responsabilité des dirigeants est peut-être pire encore que la dépendance de l’Etat.

réponse de : Matthieu (site web) le: 03/10/2007 18:28:42
Sur ce point: "Cela suppose, j’imagine, de ne faire payer des impôts à l’Etat interventionniste qu’à ceux qui choisissent ce mode de fonctionnent ; en bref, de laisser chacun choisir son mode d’organisation. Si tel est le cas, cette proposition est en accord avec les principes libéraux."

C'est l'idée... on peut imaginer un pourcentage forfaitaire modique pour la maintenance de tout ce qui concerne les biens publics…routes, canalisations, électricité publique, police, pompiers, enseignement… a moins que vous ne pensiez faire un retour à l’ancien temps des péages, de la sécurité seigneuriale et de l’enseignement religieux.

Sur le rapport entre « indépendance et gratuité »… je m’étonne encore ! Prenons un exemple simple : un malade à la droit de se soigner… mais si il n’en a pas les moyens est-il concrètement en mesure de se soigner ? Il en va de même de la Liberté… avoir la liberté de se cultiver, de voyager ou d’aller et venir suppose d’en avoir les moyens. Non ? Qu’en est-il alors de ceux qui n’ont pas ces ressources ? Est-il raisonnable et juste de dire, à vous qui êtes riches la jouissance d’une liberté pleine et entière et aux autres l’esclavage (qui est l’absence d’exercice concret de la liberté). En cela d’ l’indépendance réelle, pour tous, découle la gratuité. De la gratuité de l’enseignement en particulier découle l’indépendance de l’esprit car il n’est pas tenu d’obéir à des lois précises. En chacun de nous une vocation… qui du reste est utile et nécessaire à la société. Qui plus est, n’est-ce pas de la qualité du producteur que dépend la qualité d’un produit ? Pouvoir se former librement c’est, il me semble, atteindre le plus haut point de compétitivité.

Enfin, « sur le droit à vivre, je vous avais déjà exprimé mes réserves sur votre blog. Le « droit à vivre » que vous défendez pose un problème : il est un « droit à vivre aux dépens des autres ». J’ai pour la vie un amour profond. Je ne crois pas en l’entre aide volontaire car je ne pense pas que l’Homme est bon. D’où des règles basiques liées au « vivre ensemble ». En ce sens, le droit à vivre que je prône n’est pas un droit à vivre contre d’autres mais avec d’autres.

Pour plus de précisions : http://larevolutionpourquoipas.blogs.nouvelobs.com

Cordialement,
BG
commentaire n° : 11 posté par : deleted le: 13/10/2007 17:10:19

Bonjour BG,

 

Vous écrivez « on peut imaginer un pourcentage forfaitaire modique pour la maintenance de tout ce qui concerne les biens publics…routes, canalisations, électricité publique, police, pompiers, enseignement… a moins que vous ne pensiez faire un retour à l’ancien temps des péages, de la sécurité seigneuriale et de l’enseignement religieux. »

C’est à voir. On peut en tout cas s’accorder sur cette solution, puis envisager d’étendre progressivement le domaine de liberté : l’enseignement, par exemple, peut déjà se passer de l’Etat sans être religieux. Tout le reste aussi, théoriquement ; mais peut-être pas si vite : cela pose des problèmes de transition.

 

Le problème avec la gratuité, c’est que tout a un coût, en réalité. D’où l’idée de ce droit qui s’exerce aux dépens des autres : si je suis incapable de payer, je demande aux autres de payer pour moi, qu’ils le veillent ou non. C’est là que le bât blesse. D’où l’intérêt de réintroduire la liberté de financer ou non un tel système.

Sur « la gratuité de l’enseignement » : en fait, il s’agit de financement par l’Etat. Nous avons donc des « écoles gouvernementales ». Quelle indépendance !

réponse de : Matthieu (site web) le: 20/11/2007 21:59:46

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