Arlette Laguiller, José Bové, Olivier Besancenot, Philippe de Villiers, Ségolène Royal, Marie-Georges Buffet, Jean-Marie Le Pen... Le nombre de candidats clairement anti-libéraux est assez impressionnant dans cette campagne.
En face ? Nicolas Sarkozy a paru, un temps, pouvoir être le candidat du libéralisme. C’était il y a plusieurs mois
maintenant. Préférence communautaire, contrôle de la Banque Centrale Européenne par les gouvernements, refus de l’égalité en droits pour les couples homosexuels, contrôles d’identité préventifs…
On est bien loin du libéralisme.
En face, celui-ci n’a qu’une faible voix, jusqu’à il y a peu très dispersée. Elle commence à porter un peu, via l’initiative d’Alternative Libérale. Mais, si cette initiative devait aboutir à un
véritable parti libéral qui pèserait sur la scène politique française, il reste une très longue route à parcourir : dans l’émission « A vous de juger » du jeudi 15 février 2007,
sur France 2, Sabine Herold, porte-parole d’Alternative Libérale a pu prendre la parole… depuis le public ! Alors qu’elle faisait remarquer qu’il y avait trois candidats antilibéraux sur le
plateau (Philippe de Villiers, José Bové, et Marie-Georges Buffet), la journaliste, Arlette Chabot, lui a répondu « Vous êtes là, vous pouvez poser votre question ». Quel équilibre, en
effet !
Mais ce traitement médiatique n’est pas à incriminer en soi. Un nouveau parti doit faire ses preuves avant d’avoir sa
place.
Même si José Bové n’a pas de légitimité démocratique, il a réussi à s’élever en icône
médiatique, et c’est ce qui justifie sa présence sur le plateau.
Pour le libéralisme, la légitimité
est à créer. Elle sera le fruit d’un combat. Et n’existera que s’il parvient à rencontrer un écho dans la population.