J’ai écrit ces lignes peu avant le premier tour de la présidentielle, pour traduire une impression personnelle sur le climat de cette dernière semaine… Pour rappel, je soutenais François Bayrou, faute de mieux, dans cette campagne.
« A force de concentrer tous les feux sur Nicolas Sarkozy, j’ai peur que l’on contribue à renforcer Ségolène Royal, au premier tour, en créant une dynamique « anti-Sarko ». Elle se pose d’ailleurs déjà en candidate du rassemblement de la gauche et du centre (et de l’extrême gauche ??) au second tour. Et vous aurez sûrement remarqué qu’on ne l’entend plus beaucoup par ailleurs… Elle risque donc d’apparaître naturellement comme la solution anti-Sarkozy, parce que pour une grande partie de la population, voter à gauche est le meilleur moyen de lutter contre la droite. Il faudrait, je pense, remettre en avant à présent ce qui fait qu’il ne faut pas voter pour elle, dont certains éléments sont à l’origine du vote Bayrou à gauche : autoritaire, versatile, interventionniste, et portée par un appareil bien installé dans la connivence entre prétendues élites. Doit-on rappeler, pour résumer symboliquement, qu’elle est énarque ? »
« Si les arguments « anti-Ségo » ne reviennent pas vite sur le devant de la scène médiatique, je crains que l’on se retrouve face au duel tant redouté dimanche soir… »
Très juste l'analyse. J'ai répondu à votre commentaire sur mon blog et viens de terminer une nouvelle note. J'attends vos remarques.
Cordialement,
BG