Contrairement à ce qu’il m’est arrivé de lire, la recherche d’une meilleure productivité et l’innovation ne sont pas incompatibles. Mieux : ils vont de pair. La recherche d’un profit plus important pousse à innover, à progresser.
En appliquant le principe "pollueur-payeur", et, éventuellement, dans les cas où l’application de ce principe n’est pas réalisable en l’état, en mettant en place des quotas échangeables (d'émission de CO2, par exemple), il devient plus rentable de produire "propre", et donc, tout naturellement, les entreprises non polluantes sont favorisées, et les autres sont amenées à suivre, ou à disparaître.
L’avantage de cette approche par rapport à la taxation, ou à la réglementation, c’est que les producteurs s’adaptent au coût réel des dommages
écologiques. Chacun doit évaluer les conséquences de ses actes, puisqu’il en sera responsable, alors qu’une taxe, au contraire, déresponsabilise (« j’ai payé, je n’ai plus à faire
d’efforts »).
Ce type de réforme devra faire face aux lobbys des industriels installés, qui voient, très logiquement, toute remise en question du cadre règlementaire d’un mauvais œil. Une demande de
compensations, pour s’adapter aux nouvelles conditions, devrait apparaître. Cependant, ces compensations présentent le risque important d’être autant de nouvelles interventions étatiques, et de
freins au changement, puisqu’elles ralentiront le développement de nouvelles sociétés, plus respectueuses de l’environnement.
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