Il apparaît nécessaire de rappeler que la solidarité peut ne pas être publique. Et elle est souvent plus efficace quand elle est privée. Elle est aussi plus éthique, et gage d’une plus grande liberté, puisque chacun choisit de donner. Les exemples de l’Abbé Pierre, qui a lancé avec son association la construction de logements, et de Coluche, avec les Restos du Cœur, sont éloquents: il n’ont pas attendu l’État pour agir.
Coluche a d’ailleurs souligné à quel point il savait mieux gérer la solidarité que l’État quand il a déclaré, en recevant un chèque du
gouvernement pour les Restos du Cœur : « Merci de me rendre l’argent de mes impôts ».
Par ailleurs, la liberté limite les abus : lors du scandale de détournement de fonds de l’ARC (association pour le financement de la recherche
contre le cancer) par Jacques Crozemarie, celui-ci, clairement identifié et responsable, et ne pouvant se retourner vers l’État, a pu être condamné, et les donateurs ont cessé de donner à cette
association qui ne le méritait plus.
De plus, les associations permettent bien plus de réactivité que l’État, et une adaptation bien plus grande et rapide aux attentes
nouvelles.
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