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Mercredi 20 février 2008

A l’occasion de l’élection du Bureau d’Alternative Libérale, j’ai décidé de m’engager plus fortement au sein de ce parti.

Voici mon message aux adhérents :

 

Chers adhérents d'Alternative Libérale,

 

J'ai rejoint notre parti en janvier 2007 parce qu'il proposait une voie encore inédite à mes yeux en politique française : celle d'un libéralisme cohérent, "grand angle", se situant indépendamment de la "droite" et de la "gauche".

Au cours de ces mois, j'ai apprécié de travailler avec vous, notamment sur les argumentaires, sur notre position européenne, ou encore sur la rédaction des communiqués. Lors de nos premières élections internes, je me suis engagé sur la liste « Pour une Europe politique et libérale », et vous m’avez élu Conseiller National.

J'ai aussi essayé, à travers le blog Ouvrez-vous.com, de faire découvrir le libéralisme et son approche des questions politiques et de société, de montrer la cohérence et l'originalité de cette pensée.

Enfin, participer aux tractages aux législatives et aux municipales a constitué pour moi le principal intérêt d'un parti libéral indépendant : la possibilité d'aller à la rencontre de la population avec nos idées, sans intermédiaire, et sans travestissement.

 

Aujourd'hui, notre parti traverse une crise – de management du Bureau, mais aussi d’identité – qu’il nous faut dépasser rapidement. Certains proposent de revenir sur notre stratégie de non positionnement droite-gauche et d'ouverture. Aurélien Véron propose ainsi explicitement d’inscrire notre parti au centre droit. Je pense que réduire a priori le nombre de nos alliés potentiels, en en excluant certains, alors que notre pensée s'ouvre à tous, ce serait réduire notre pouvoir de négociation. Pire, une alliance systématique nous amènerait à renoncer toujours aux mêmes idées, ce qui finirait par détruire notre identité.

Au-delà de cette question, non négligeable, du positionnement, notre parti doit poursuivre son développement par des actions concrètes. Ainsi, il convient de travailler au développement des comités locaux, échelon le plus pertinent pour assurer la présence et la notoriété d’Alternative Libérale sur tout le territoire, et mieux répondre aux attentes de nos militants en favorisant les contacts et les actions de terrain.

Par ailleurs, je suis depuis le début convaincu de l’importance des élections européennes pour notre parti. Nous devons donc commencer à les préparer dès aujourd’hui, en travaillant sur notre projet, en lien avec nos partenaires européens. Nous pourrons ensuite chercher à construire une éventuelle alliance pour nous présenter aux Français.

 

Partant de ce constat, et dans le but de préserver l'indépendance d'Alternative Libérale, de lui garantir une voix qui porte pour longtemps, et de mener à bien les prochaines étapes de son développement, j'ai décidé de m'engager aux côtés de Sabine Herold dans ces élections anticipées du Bureau.

En externe, elle incarne déjà notre parti aux yeux de nombreux français, grâce à son excellent travail de porte-parole. En interne, j’ai pu aussi constater son dynamisme et son efficacité en tant que Première Conseillère, pour organiser les débats et la réflexion au sein du Conseil National. Cette combinaison de qualités fera d’elle une excellente Présidente pour Alternative Libérale.

Abordons l’avenir avec ambition pour notre parti : une identité réaffirmée, des priorités précises, une personnalité forte. Faisons confiance au projet proposé par Sabine Herold.

par Matthieu publié dans : Paysage politique communauté : Les libéraux français
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Mercredi 31 octobre 2007
Beaucoup voient en la stratégie d’ouverture de Nicolas Sarkozy un moyen pour déstabiliser le PS. Certes, c’est l’effet le plus visible.

Mais il y a un effet plus profond que celui-là : Dominique Strauss-Kahn, Jean-Marie Bockel, Bernard Kouchner… Ce sont les plus réformateurs qui sont ainsi amenés à s’éloigner de la direction du parti. C’est un bon moyen pour empêcher le PS de se réformer.

par Matthieu publié dans : Paysage politique communauté : L'Avis des Eclectiques
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Vendredi 3 août 2007

Face à la confusion des lignes entre le PS et l'UMP, conséquence de la politique de recrutement de Nicolas Sarkozy au PS, il est possible que la traditionnelle séparation droite/gauche perde peu à peu son sens. Une nouvelle séparation politique pourrait arriver au premier plan (« gauche » et « droite » ne seraient alors que des nuances). Il s'agirait de distinguer les collectivistes des défenseurs de la liberté individuelle.

Le MoDem, s'il continue à s’appuyer principalement sur l'idée d'un mélange de la droite et de la gauche, risque de voir son avenir bouché. Le PS, lui, risque de sortir très affaibli après les prélèvements effectués par l'UMP.

Alors, les libéraux vont apparaître comme l'alternative à cette gestion autoritaire du pays, où les décisions viennent d’en-haut. Le Nouveau Centre pourrait tirer son épingle du jeu, s'il rompait ses liens avec l'UMP. Bien mieux positionnée stratégiquement, et avec un nom qui prend ici tout son sens, Alternative Libérale a une carte maîtresse à jouer, mais il lui faut pour réussir acquérir une notoriété puissante dans l'opinion.

Le paysage politique se modifie. Espérons que cette recomposition sera à la hauteur des attentes.

par Matthieu publié dans : Paysage politique communauté : Ouvrez-vous
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Dimanche 29 juillet 2007

Les élections législatives de 2007 étaient le premier scrutin pour Alternative Libérale, parti fondé en mars 2006. Première confrontation à l’électorat, avec comme programme l’application d’un libéralisme « grand angle ».

7232 électeurs (entre 0,2% et 1,5% des votes exprimés pour chacun des 40 candidats référencés) ont choisi un candidat AL, selon les résultats fournis par www.lefigaro.fr. Plutôt décevant à première vue. Il faut cependant avoir conscience du fait que ce parti n’a qu’un an, et qu’il sort de terre : il n’a pas été créé par des « anciens » d’un autre parti. Sa notoriété est donc totalement à construire.

On ne construit pas un parti en un an, mais plutôt en dix. Surtout avec des idées aussi mal connues que le sont les idées libérales en France. Il faut donc s’armer de patience, et garder espoir. Contribuer, aussi, à cette construction, nécessaire, d’un parti libéral en France.

Cette élection aura permis de commencer à faire connaître AL.
Parmi les raisons de ce faible score, il y a d’abord la vague UMP du premier tour : on peut noter que le FN, qui faisait lui aussi une campagne en se présentant comme un aiguillon pour la majorité, avec d'autres idées, a obtenu des résultats bien plus faibles que ceux qu'il espérait. S’y ajoute, pour AL, une certaine méfiance des électeurs vis-à-vis des nouveaux partis.

Par ailleurs, ces électeurs qui ont choisi d’apporter leur soutien aux candidats d’AL ont eu la chance de pouvoir le faire, et ils l’ont saisie ; certains autres, dont je suis, n’ont pu le faire, faute de candidat dans leur circonscription : il était impensable de trouver 1154 personnes (candidats + suppléants) pour se présenter.
Je tiens à féliciter l'ensemble des candidats, et l'équipe "support", pour leur courage à défendre le libéralisme, pour leur disponibilité, pour l’ensemble des ressources qu’ils ont mis au service de ce combat.
Bravo aussi à tous ceux qui ont construit ce parti depuis plus d'un an.
C'est une belle aventure, qui ne fait que commencer.

 

par Matthieu publié dans : Paysage politique communauté : Les libéraux français
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Vendredi 22 juin 2007

On a beaucoup glosé sur l’ « ouverture » du nouveau gouvernement. Sur le sens de l’arrivée au pouvoir de personnes ayant participé, de près ou de loin, à la campagne de l’adversaire.

Je ne considère pas que les hommes soient obligés d'être fidèles aux machines politiques. Ils peuvent considérer que l'orientation prise par leur parti ne leur convient pas, et qu'ils ont besoin d'aller ailleurs. Ils peuvent aussi considérer qu'ils seront plus utiles à leur pays, et à la défense de leurs idées s'ils travaillent de façon ouverte avec différents interlocuteurs.

Evidemment, il y a aussi la recherche d'une "place". Mais il est bien difficile de dire aujourd’hui, pour ceux qui ont fait ce choix, s'il s'agit d'un reniement de leurs valeurs, ou s'il s'agit juste d'une nouvelle façon de les défendre. Enfin, je n'oublie pas qu'il y a beaucoup de "professionnels de la politique", de gens qui font de la politique un métier, et font passer leur plan de carrière devant leurs convictions ; mais ce n’est pas le cas de tous.

Ce qui est gênant, c’est que le message n’est pas très clair. « Vous venez, à condition que vous appliquiez à la lettre le programme du Président, mais vous pouvez garder vos valeurs. » À quoi servent-elles, ces valeurs, si elles ne peuvent influencer le programme ? Encore une fois, il faudra attendre de voir, à l’usage.

En tout cas, la nuance soulignée par François Bayrou entre le rassemblement, où chacun apporte sa pierre au projet commun, et le ralliement, où ceux qui arrivent acceptent un projet conçu sans eux, et se contentent de participer à son application, correspond bel et bien à une réalité.

Plus efficace ? Plus réaliste ? Moins séduisant, en tout cas. Surtout pour ceux qui n’apprécient que modérément le projet initial.

par Matthieu publié dans : Paysage politique communauté : Le Club des Citoyens
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